Barbara POMPILI

Députée de la Somme – Coprésidente du groupe écologiste

Membre de la commission des Affaires culturelles et de l’éducation


Autoportrait

 » Mon élection à l’Assemblée nationale – institution que je connais très bien pour y avoir travaillé – par les Samariens est une immense fierté, qui va de pair avec une responsabilité tout aussi importante.


Première députée écologiste de Picardie, mes engagements pour ce mandat sont clairs : au service de l’intérêt général, je veillerai à ce que les décisions politiques participent à l’amélioration concrète du quotidien de nos concitoyen-ne-s. La transparence de la vie politique et l’égalité femmes-hommes guideront également mon action. 

 

De nombreux chantiers nous attendent dès la rentrée et trouvent un écho particulier chez moi à Amiens : la réforme de l’école, la reconversion industrielle dans des domaines respectueux de notre environnement et créateurs d’emplois, le choix d’un modèle agricole durable et de proximité…

 

Autant d’enjeux sur lesquels je m’investirai avec détermination, en faisant en sorte que l’écologie trouve toute sa place et sa lisibilité dans l’action politique. » 

Son portrait sur LCP-AN

Son activité parlementaire à la loupe


Autres fonctions

Co-présidente du groupe écologiste à l’Assemblée nationale

Fonctions à l’Assemblée nationale :

  • Membre de la commission des affaires culturelles et de l’éducation
  • Membre de la délégation de l’Assemblée nationale aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes
  • Co-présidente du groupe d’études sur l’intégration des personnes handicapées


Organismes extra-parlementaires :

  • Membre titulaire de la Commission nationale pour l’autonomie des jeunes
  • Membre titulaire de la Commission supérieure des sites, perspectives et paysages
  • Membre suppléante du Comité consultatif du Fonds pour le développement de la vie associative


Groupes d’Amitié :

  • Brésil
  • Émirats Arabes Unis
  • Italie
  • Madagascar
  • Maroc
  • Sénégal



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Coordonnées en circonscription

Permanence de Barbara Pompili

2 rue Saint Leu

80 000 AMIENS
 

Tél :  03 22 91 65 33

 

Mail : permanence@barbarapompili.fr

 

Coordonnées à l’Assemblée

Barbara POMPILI

Députée de la Somme

ASSEMBLEE NATIONALE

126, rue de l’Université

75007 PARIS

 

Tél : 01.40.63.49.88

 

bpompili@assemblee-nationale.fr 

Equipe parlementaire

Carine Lalmant

collaboratrice de Barbara Pompili

 bpompili@assemblee-nationale.fr

Tél : 01.40.63.49.88

Emmanuelle Steuperaert

collaboratrice de Barbara Pompili
permanence@barbarapompili.fr
Tél :  03.22.91.65.33


Son actualité sur le site du groupe écologiste à l’Assemblée nationale

mar.

19

mars

2013

LES ÉCOLOGISTES VOTENT POUR LA REFONDATION DE L’ÉCOLE DE LA RÉPUBLIQUE

Refonder l’école, c’est d’abord renouer avec ses missions originelles pour redevenir le creuset d’une République où chacun dispose des mêmes droits et des mêmes moyens sans distinction de territoire ou d’origine sociale.

 

Refonder l’école, c’est aussi la réinventer en ayant le courage d’innover et de bousculer les pratiques sclérosantes pour proposer d’autres approches dont certaines ont fait d’ores et déjà leurs preuves. Dans cette optique, les députés écologistes soutiennent l’action gouvernementale à l’égard du recrutement des enseignants, de l’accueil des enfants dès deux ans ou encore de la réforme des rythmes scolaires.

 

Mais refonder l’école, c’est également avoir de l’audace, beaucoup d’audace : renforcer la formation continue et proposer deux années pleines de formation aux futurs enseignants, organiser un prérecrutement digne de ce nom pour que chacun puisse accéder à cette profession, ouvrir au plus vite un dialogue sur la revalorisation du métier d’enseignant, promouvoir les langues et les cultures régionales, ouvrir l’école sur l’extérieur, transformer le fonds d’amorçage en fonds d’accompagnement des collectivités territoriales, promouvoir l’éducation artistique et culturelle, l’éducation à l’environnement, à la santé, à la citoyenneté, pour ne citer que ces quelques propositions écologistes qui mériteraient d’être intégrées au projet de loi.

« Les débats vont désormais se poursuivre au Sénat. Je ne doute pas de la détermination de mes collègues écologistes à poursuivre nos combats pour donner à l’école de demain l’envergure dont elle a besoin pour former les futurs citoyens du XXIe siècle. »

Barbara Pompili.


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mer.

13

mars

2013

LES DEPUTE-E-S ECOLOGISTES DEPOSENT UNE PROPOSITION DE RESOLUTION SUR LA PREVENTION D’UNE CATASTROPHE NUCLEAIRE (via AFP)

PARIS – Le groupe des députés écologistes a présenté mercredi, soit près de deux ans après l’accident de Fukushima, une proposition de résolution sur la prévention et l’anticipation d’une catastrophe nucléaire, exigeant une transparence complète.

Nous voulons que l’ensemble des études menées sur les centrales par l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) soit rendu public, de façon à ce qu’il y ait une transparence complète, a indiqué le député écologiste Denis Baupin en conférence de presse.

Les auteurs de cette proposition de résolution ont également souhaité que soient complétés les audits de sûreté effectués en France suite à Fukushima, afin de prendre en compte les risques qui avaient été exclus alors, à savoir le risque terroriste, le risque de piratage informatique, le risque de crash d’avion et le risque d’erreur humaine.

M. Baupin, qui s’est inquiété de l’état de vieillissement du parc nucléaire français, a par ailleurs préconisé que les pays voisins soient associés, au quotidien, à la sûreté nucléaire dans le cas de centrales situées dans des zones frontalières.

Le groupe EELV a demandé que cette proposition de résolution soit inscrite à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale dans les prochaines semaines mais, même si elle était adoptée, elle n’a pas valeur de loi. Elle avait été annoncée dimanche, après la publication par le Journal du Dimanche d’un rapport confidentiel de l’IRSN estimant que le coût d’un accident nucléaire majeur pouvait aller jusqu’à 5.800 milliards d’euros.

 

Pour consulter la proposition, cliquez ici


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lun.

11

mars

2013

« L’ÉCOLE EST LA PREMIÈRE DES PROMESSES …»

C’est en ces termes que Barbara Pompili a rappelé, au nom des écologistes, l’importance que revêt l’école de la République dans notre pays : « C’est la promesse que fait la République à la génération qui vient. C’est la promesse que par son travail, par son apprentissage, la jeunesse trouvera sa place dans notre société. »

 

Pourtant, force est de constater que l’école ne répond plus à cette exigence républicaine. La reproduction des inégalités sociales dans et par nos écoles ainsi que la dégradation globale du niveau des élèves sont particulièrement inquiétantes et révoltantes. Or, les dernières politiques menées ces dernières années n’ont fait qu’accroître ce phénomène : baisse du nombre d’enseignants, suppression de la formation professionnelle des futurs enseignants et suppression de la carte scolaire, pour ne citer qu’elles. C’est pourquoi la refondation de l’école de la République s’impose.

« Voyez en nos nombreuses propositions, que je détaillerai lors des débats, des signes de soutien ayant vocation à donner encore un peu plus à cette refondation toute l’ambition qu’elle nécessite. C’est ainsi que nous redonnerons confiance à notre jeunesse et que l’école de la République représentera à nouveau une promesse réaliste et crédible. »


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jeu.

28

févr.

2013

COMMUNIQUE DES COPRESIDENTS DU GROUPE ECOLOGISTE

Les député-e-s écologistes prennent acte de la décision du conseil constitutionnel annulant la modification du règlement intérieur de l’Assemblée nationale qui intégrait la possibilité pour les groupes politiques de se doter formellement d’une coprésidence paritaire.

 

Cette décision s’appuie sur une interprétation extrêmement restrictive du Droit.

 

La proposition écologiste ouvrait à chaque groupe l’opportunité de choisir entre une présidence unique et une présidence partagée et paritaire : prétendre que la coprésidence paritaire viendrait rompre l’égalité entre les groupes apparaît donc éminemment contestable.

 

Un conservatisme désolant caractérise encore une fois la Vème République : sur la parité comme d’ailleurs sur la question du cumul des mandats, les arguties juridiques cachent bien mal la préservation de modes de gouvernance qui ne répondent pourtant plus aux légitimes aspirations démocratiques qui s’expriment dans la société.

 

Conformément au principe de liberté d’organisation des groupes politiques, les député-e-s écologistes continueront pour leur part à fonctionner selon le principe d’une présidence de groupe partagée et paritaire, en adoptant le subterfuge administratif auquel ils s’étaient pliés jusque-là, qui consiste à faire « tourner » la présidence formelle, tous les six mois, entre leurs deux coprésidents.

 

Ils en appellent au président Bartolone pour que, dans le cadre de la réforme en cours du fonctionnement de l’Assemblée nationale, l’innovation, la modernisation des pratiques politiques et l’exigence de la parité ne soient pas étouffées sous le poids du conformisme.


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mer.

27

févr.

2013

L’ÉQUITÉ TERRITORIALE AU CŒUR DE LA REFONDATION DE L’ÉCOLE DE LA RÉPUBLIQUE

L’expérimentation pédagogique et le décloisonnement doivent être aux fondements de la refondation de l’école de la République. Il faut donc donner à l’ensemble des parties prenantes la possibilité de co-construire une politique éducative cohérente et adaptée aux besoins de chacun. Consciente des inégalités de richesse entre les communes, Barbara Pompili s’adresse à Vincent Peillon et lui demande quelles garanties d’équité territoriale assureront la qualité des parcours éducatifs quel que soit le lieu de résidence des enfants.


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mar.

26

févr.

2013

MODERNISATION DE LA DEMOCRATIE LOCALE : LA LOI VA DANS LE BON SENS …. MAIS PEUT MIEUX FAIRE

Alors que l’Assemblée nationale achève l’examen du projet de loi visant à réformer les modes de scrutin aux élections locales, les écologistes s’abstiennent de voter une loi qui prévoit certes la suppression du conseiller territorial – potentiellement « recentralisateur » – et le retour au mode de scrutin initial pour les élections régionales – la proportionnelle à deux tours avec prime majoritaire, qui a fait ses preuves – mais qui n’étend néanmoins pas le scrutin proportionnel à l’ensemble des scrutins locaux.

Par ailleurs, « il est toujours dommageable pour l’image de la politique de permettre à un binôme de deux personnes de la même famille de se présenter ! Nous aurions aimé que la disposition contre le népotisme que nous avions proposée soit adoptée » a justement rappelé Barbara Pompili devant le Parlement.

Barbara Pompili :

Tout d’abord, nous regrettons que ce texte sur les modes de scrutin soit étudié avant l’acte III de la décentralisation. Si nous comprenons qu’il soit impératif de modifier les modes de scrutin rapidement, il est dommage que cela vienne avec le texte prévu sur le fonctionnement et les compétences de ces collectivités locales. C’est, bien sûr, avec satisfaction que nous accueillons la suppression du conseiller territorial, élu hybride assumant les responsabilités de conseiller général et de conseiller régional, potentiellement recentralisateur, qui niait la région comme territoire incontournable pour la cohésion territoriale. Cette réforme faisait également l’économie de la parité, du pluralisme politique et du renouvellement des élus.

 

Nous nous félicitons donc du retour au mode de scrutin initial pour les élections régionales, la proportionnelle à deux tours avec prime majoritaire, qui a fait ses preuves. Nous regrettons cependant que cette solution n’ait pas été retenue pour l’élection des conseillers départementaux. Nous eussions préféré un scrutin proportionnel pour l’ensemble des scrutins locaux : municipaux, départementaux et régionaux ; c’eût été plus lisible et plus compréhensible pour les citoyens.


Notre opposition au mode de scrutin binominal majoritaire n’est pas un refus de la parité, plus que jamais nécessaire, ni de la nécessité de partager le pouvoir. C’est un refus du retour au scrutin majoritaire. Je note d’ailleurs que l’exigence de parité aurait tout aussi bien été respectée par le scrutin proportionnel, qui permet en outre une meilleure représentation des courants d’opinion dans notre pays. Pourquoi l’élection départementale serait-elle la seule à ignorer la proportionnelle, alors qu’elle sera partiellement introduite pour les prochaines élections législatives ?

 

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mar.

26

févr.

2013

« POUR L’ECOLE, LE CHANGEMENT, C’EST MAINTENANT ! »

C’est en ces termes que Barbara Pompili a réaffirmé le soutien des députés écologistes à la loi sur la refondation de l’école. Meilleures conditions d’apprentissage, rythmes de travail plus adaptés, amélioration de l’accompagnement des élèves… tels sont les objectifs de la majorité présidentielle pour faire de l’excellence scolaire une priorité. A cet effet, la coprésidente du groupe écologiste demande à Vincent Peillon de préciser comment et selon quel calendrier il entend mener la concertation pour aboutir enfin à une remise à plat d´un calendrier global de l’année scolaire.

Monsieur le ministre,

Vous venez d’évoquer l’allongement de deux semaines de l’année scolaire, afin d’offrir aux élèves les conditions les plus propices aux apprentissages.

Cette perspective s’inscrit dans continuité de la réforme globale que vous portez.

Avec la semaine de cinq jours, les élèves français bénéficieront d’un nombre de journées de cours comparables à leurs camarades européens et d’un rythme de travail adapté aux standards reconnus par tous les spécialistes de l’enfance. 

 

Permettez-moi de vous dire le soutien déterminé des écologistes à cet objectif. Le changement, c’est toujours perturbant. Le changement, c’est toujours difficile à mettre en œuvre. Mais le changement, c’est maintenant… et ce n’est pas nous qui allons-nous en plaindre.


Parce que c’est de l’intérêt des élèves qu’il s’agit… alors que tous les indicateurs pointent à la fois un creusement des inégalités scolaires et un décrochage de notre enseignement par rapport aux autres pays européens. Le statu quo n’est pas, dans un tel contexte, une option. Mais aussi parce que ce changement de calendrier permet l’évolution des pratiques pédagogiques et s’accompagne de moyens nouveaux, notamment en matière de personnels et via le fonds d’accompagnement. Si nous plaidons pour la pérennisation de ce fonds – et surtout pour une péréquation pour réduire les inégalités entre territoires – n’oublions pas que c’est la première fois que l’Etat cofinancera le périscolaire.

 

Alors, Monsieur le Ministre, laissons les polémistes polémiquer, laissons la droite qui a cassé l’école hier tenter de se refaire aujourd´hui une santé politique en instrumentalisant les craintes qui s’expriment, et venons-en au fond. Pouvez-vous nous préciser comment et selon quel calendrier vous entendez mener la concertation pour aboutir enfin à une remise à plat d´un calendrier global de l’année scolaire qui n’est pas plus adapté à la vie des familles qu’à l’intérêt des enfants ?


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mer.

20

févr.

2013

LA RÉFORME CONSTITUTIONNELLE : LES ÉCOLOGISTES RÉAFFIRMENT LEUR DÉTERMINATION

« Il faut savoir ce que l’on veut. Quand on le sait, il faut avoir le courage de le dire. Quand on le dit, il faut avoir le courage de le faire. » Georges Clemenceau

 

Le 12 février dernier, les présidents du Groupe écologiste ont ré-affirmé à Jean-Marc Ayrault, lors de leur audition, leur soutien à une réforme constitutionnelle qui comprendrait le non-cumul des mandats, le droit de vote des résidents étrangers aux élections locales, la suppression de la Cour de justice de la République ou encore la réforme du statut pénal du chef de l’État.

 

Ces réformes sont non seulement nécessaires mais elles sont surtout justes et attendues par nos concitoyens.

 

En l’état actuel des positions exprimées par les Présidents des groupes UMP – UDI, il n’est pas certain que la majorité des trois cinquièmes requise serait atteinte. Mais la volonté d’obstruction systématique de la droite ne doit pas être un obstacle à la mise en œuvre de nos engagements.

 

Que la majorité aille jusqu’au bout des procédures. Que le ou les projets de loi de réforme de la constitution soient inscrits à l’ordre du jour de l’Assemblée et du Sénat, débattus et soumis au vote. Que les députés et les sénateurs de l’opposition prennent leurs responsabilités devant les Français. Telle est la position du Groupe écologiste.


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mar.

12

févr.

2013

ADOPTION DE LA COPRÉSIDENCE PARITAIRE : UN PAS DE PLUS POUR LA DÉMOCRATIE ET L’ÉGALITÉ

Parité, collégialité et modernité : tels sont les principes cardinaux de l’animation du groupe écologiste. Avec la proposition de résolution visant à permettre aux groupes politiques de se doter de coprésidence paritaire à l’Assemblée nationale, les écologistes concourent à la modernisation de la vie politique au parlement.


C’est par la voix de Barbara Pompili, première femme à accéder à la présidence d’un groupe politique depuis l’instauration de la Vème République, que les écologistes portent cette résolution innovante.

Monsieur le Président,

Monsieur le ministre délégué chargé des relations avec le Parlement,

Mes chers collègues,

Il est difficile, après un moment aussi fort, de passer à la suite. Nous allons tout de même continuer à parler d’égalité. J’ai l’honneur – car c’en est réellement un – de vous appeler à voter la proposition de résolution déposée par l’ensemble des députés écologistes, qui vise à adapter le règlement de l’Assemblée à deux impératifs qui nous sont chers : la collégialité dans l’animation des groupes politiques et la parité.

 

Reconnaissons-le, ce texte n’a pas la portée du texte précédent, nos travées dégarnies en sont la preuve. Nous nous apprêtons pourtant à modifier un document qui a souvent été brandi ces derniers jours. De quoi s’agit-il, et pourquoi voulons-nous donc changer le texte de ce petit livre violet devenu familier aux internautes qui ont suivi nos débats ?

 

Alors que les écologistes ont, depuis le mois de juin dernier, fait le choix d’une coprésidence paritaire de leur groupe, que j’exerce avec François de Rugy, le règlement de l’Assemblée ne connaît, dans sa rédaction actuelle, qu’un seul et unique président pour les groupes politiques. C’est doublement dommageable. D’une part, en effet, le fonctionnement de cette coprésidence informelle n’est possible, en pratique, qu’en bricolant, en marge du règlement, ce qui n’est pas très satisfaisant et pourrait un jour être source d’incertitude juridique. D’autre part, en droit strict, les groupes qui souhaitent être coprésidés sont contraints de s’en remettre à un pis-aller : la présidence alternée. Ainsi, sur le plan juridique, seul François de Rugy a été président du groupe écologiste jusqu’au 14 janvier 2013, date à partir de laquelle je lui ai succédé.

Cinquante-cinq ans après la fondation de la Ve République, je suis ainsi la première femme présidente en titre d’un groupe politique à m’exprimer devant vous. J’ai eu l’occasion de le souligner lors de la discussion du texte que nous vous proposons, je ne tire aucun titre de gloire de cette bizarrerie, bien au contraire : la présidente que je suis vient vous appeler à faire en sorte que ce statut puisse être, pour les groupes politiques qui en feront le choix, tout simplement partagé, et que la parité puisse ne pas être une simple option résultant de situations successives, mais bien une réalité permanente.

 

J’ai lu qu’un de nos collègues centristes s’était ce matin offusqué de ce projet devant la presse : un artifice pour régler les problèmes de ménage entre Pompili et de Rugy, a-t-il élégamment commenté.

Eh bien j’engage M. Jean-Christophe Lagarde – qui n’est pas présent – à discuter avec Mme Sonia Lagarde – la seule femme députée de son groupe – non pour régler une question de ménage, comme il dit, mais pour prendre un peu en compte son avis, qu’elle a courageusement exprimé au cours de nos débats, et en fonction duquel elle soutient ce texte. Mme Lagarde a en effet bien compris que c’est avec de petites avancées qu’on facilitera progressivement, pour les femmes et pour les personnes jeunes, l’accès à de réelles responsabilités politiques.

Nos débats en commission puis dans l’hémicycle nous ont permis de répondre aux objections légitimes qui avaient pu naître ici ou là : faire de cette ambition de la collégialité et de la parité assurées une règle conforme à notre règlement, sans la rendre unique et obligatoire pour tous, bref, inscrire l’innovation dans notre fonctionnement. C’est cela que nous allons faire aujourd’hui.

 

Cette volonté de changer concrètement les règles de la vie politique se traduit dans de nombreuses décisions mises en œuvre par la majorité présidentielle : composition paritaire du Gouvernement, efforts de transparence sur les revenus et les moyens de fonctionnement des élus, réforme de la réserve parlementaire, désormais équitable et bientôt transparente.

Il y aura d’autres étapes, d’autres rendez-vous auxquels les écologistes seront présents. François de Rugy et moi-même nous en entretiendrons dans quelques minutes avec le Premier ministre dans le cadre de ses consultations sur la réforme constitutionnelle annoncée par le Président de la République.

Sur l’indépendance de la justice, sur le non-cumul des mandats, sur le droit de vote des étrangers aux élections locales, nous lui dirons notre engagement et notre disponibilité. Toutes ces réformes seront des réformes communes, qui caractérisent une République moderne, ouverte et en phase avec la société.

 

Au-delà, il y a des modes de fonctionnement qui appartiennent à chacun, qui sont en quelque sorte inscrits dans l’ADN politique de chacune des composantes de cette assemblée. La coprésidence paritaire est aux yeux des écologistes un facteur de modernisation politique ; elle appliquée au Parlement européen et nos collègues du Bundestag, nous l’avons constaté il y a quelques jours, l’ont également adoptée.

En approuvant notre proposition, vous ne ferez pas du mode de fonctionnement choisi par le groupe écologiste une règle à laquelle chaque groupe devra se plier. Vous vous contenterez d’ouvrir un droit, vous rendrez ce mode de fonctionnement pleinement légitime. Vous lui assurerez une stabilité réglementaire et juridique, utile à tous, et en premier lieu à l’administration de l’Assemblée. C’est la raison pour laquelle je vous invite à voter ce texte.


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mar.

12

févr.

2013

LES 17 DEPUTE-E-S ECOLOGISTES CHOISISSENT L’EGALITE

 

Les 17 député-e-s écologistes ont voté le texte présenté par le gouvernement ouvrant le mariage et l’adoption aux couples de même sexe.

 

 » Ce long débat a démontré que c’est ici, dans cet hémicycle, que bat le coeur de notre démocratie. Par ce vote, dont nous sommes fiers, nous faisons en sorte que la République donne corps à sa promesse : celle d’assurer l’égalité à tous ses enfants, a estimé Sergio Coronado. Ce texte changera la vie d’hommes, de femmes et d’enfants, de familles qui ne seront plus obligées de bricoler leur vie. Merci, madame Taubira, grâce à vous, nous pouvons être fiers du vote que nous exprimons. »

 

L’Assemblée nationale a adopté le projet de loi par 329 voix contre 229.


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jeu.

31

janv.

2013

Le principe de la coprésidence de groupes va être inscrit dans le règlement de l’Assemblée nationale

Barbara POMPILI : « Une innovation utile à la transformation de la vie politique ».

Groupe écologiste Assemblée nationale – copyright François Lafite

Parmi les trois textes examinés ce jeudi par l’Assemblée dans le cadre de la « niche » réservée aux propositions du groupe écologiste, Barbara Pompili a défendu une proposition de réécriture du règlement de l’Assemblée.

 

Objectif : inscrire la possibilité pour les groupes de se doter d’une coprésidence paritaire dans le texte qui régit le fonctionnement de l’Assemblée.

 

Interview 

Le premier texte écologiste de la législature portait sur une question de règlement de l’Assemblée nationale. Ce choix n’est-il pas surprenant ?


Nous sommes la majorité du changement. Nous voulons changer la politique : d’abord, dans son contenu, en prenant en compte des aspirations et des enjeux nouveaux – c’est le cas aujourd’hui avec les questions des ondes électromagnétiques et des lanceurs d’alertes, qui sont à la fois sociales et environnementales. Mais le changement en politique passe aussi par celui des pratiques : permettre aux groupes politiques à l’Assemblée de se doter de coprésidences, c’est-à-dire d’un mode de régulation plus collectif et paritaire, c’est un premier pas. Nous sommes en train de le franchir.

 

Mais les écologistes ont déjà une coprésidence, qu’est-ce qui va changer, avec votre texte ?

 

Avec les 17 écolodéputé-e-s, nous avons fait le choix d’une co-présidence. Depuis juin dernier, François de Rugy et moi animons le groupe, le représentons dans les instances de l’Assemblée nationale, agissons en son nom dans les débats. Ces six mois ont permis de constater que cela marche – ce n’est d’ailleurs pas une surprise, puisque c’est une formule que les écologistes pratiquent déjà au parlement européen ou au Bundestag allemand.

Mais cette innovation ne fonctionne que parce que nous jonglons en permanence avec un règlement de l’Assemblée qui ne reconnaît pas formellement la coprésidence. Il n’y a qu’un président administrativement – ce fut François pendant les six premiers mois, je le suis en titre depuis quinze jours. Il s’agit aujourd’hui de traduire dans le texte du règlement un mode de fonctionnement qui a fait ses preuves, et de cesser de louvoyer avec les textes.

 

Concrètement, qu’est-ce que la coprésidence apporte ?

 

D’abord, un mode de gestion du groupe plus collectif. On n’est pas dans l’autorité, mais bien dans l’animation. C’est cela le rôle d’un président de groupe ou d’organisation politique. Quand cela devient un enjeu de pouvoir exercé personnellement ou pour une faction, on voit où cela mène : à la palinodie de l’UMP. La coprésidence, c’est le système le plus simple pour se prévenir contre de telles dérives.  

A deux, on est plus disponibles, à deux, on est moins tenté d’agir sans consulter. Et cela ne coûte rien à personne : la présidence de groupe est une fonction qui ne donne aucun moyen supplémentaire à celle ou celui qui l’assure. 

 

Vous ne parlez pas de la parité ?


Bien sûr que cela compte ! Lorsque je suis devenue, administrativement, « la » présidente du groupe, mi-janvier, un administrateur m’a fait remarquer que j’étais la première femme à occuper un tel poste depuis le début de la Vè république – il y a 55 ans ! C’est dire que la parité a du chemin à faire dans nos institutions. Notre groupe comporte autant de femmes que d’hommes. En nous dotant d’une coprésidence paritaire, c’est aussi cela que nous voulons traduire…

 

Votre proposition avait été rejetée en commission, et la discussion dans l’hémicycle l’a rétablie. Pourquoi ?


C’est vrai que cet épisode nous avait surpris : nous avions sans doute sous-estimé la réticence d’une partie du monde politique au changement, y compris chez nos partenaires ! Mais nous avons continué à discuter avec nos collègues de la majorité et notamment avec Bruno Leroux qui nous a apporté son soutien : car notre proposition ouvre une possibilité aux groupes, elle n’impose rien. Chacun sera libre, dans l’avenir, de choisir ou non une coprésidence. En ce sens, la discussion d’aujourd’hui et le vote qui interviendra dans deux semaines sur notre proposition sont un bon marqueur de la volonté de nos partenaires de la majorité de changer vraiment des pratiques politiques dont les Français ne veulent plus…

 

C’était un test ?

 

Oui, en un sens.

Un test pour la majorité, qui a saisi l’occasion de démontrer qu’elle sait entendre et respecter toutes ses composantes.

Un test pour l’opposition qui, par la voix du député Tardy s’y est opposée en arguant – cela sonnait plus comme un aveu que comme une analyse – qu’on « ne met pas deux crocodiles dans le même marigot ». 

 

Mais c’était plus généralement un test pour la transformation de la vie politique. On a avancé sur de nombreux points depuis juin dernier, grâce à Claude Bartolone. Sur la réserve parlementaire, sur les moyens accordés aux députes, il y a moins d’arbitraire et moins d’opacité qu’auparavant. Ce sont des sujets importants pour les écologistes, et nous irons, pour notre part, plus loin dans les semaines à venir en jouant, individuellement et collectivement, la transparence totale sur ces questions. Nous n’avons pas besoin pour cela de changer le règlement : c’est une question de comportement personnel. Mais sur la coprésidence, il nous semblait nécessaire d’adapter le règlement.

 

On devra donc vous appeler « madame la coprésidente » ?

 

Quand le texte aura été définitivement adopté, dès le 12 février, il n’y aura pas administrativement deux demi-présidents, mais bien deux présidents, à égalité de devoirs devant le groupe, et obligés d’agir ensemble pour assumer leurs responsabilités dans le fonctionnement de l’institution. Nous avons prouvé que cela marche. Ne restait plus qu’à l’écrire dans le règlement : ce sera très bientôt chose faite.

 


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mer.

30

janv.

2013

SITUATION DE L’ENTREPRISE GOODYEAR

Quelles mesures le gouvernement envisage-t-il de prendre pour financer la reconversion d’une partie de la filière automobile ? C’est le sens de la question de Barbara Pompili à Arnaud Montebourg.

Barbara Pompili :

Monsieur le ministre du redressement productif,

Nous redoutons pour demain une mauvaise nouvelle, l’annonce de la fermeture du site d’Amiens de l’entreprise Goodyear : 1 250 personnes vont se retrouver au chômage. Un repreneur, le groupe Titan, s’était déclaré intéressé par la production de pneus agricoles sur le site.

Si cette piste préservait l’emploi d’un tiers des salariés, la situation des autres, majoritaires et non concernés par un potentiel repreneur, était au cœur des combats que les syndicalistes ont menés pendant cinq ans, mais les discussions ont achoppé. Les 1 250 salariés ne doivent pas être abandonnés. La mauvaise gestion de quelques-uns et le manque d’anticipation ne doivent pas peser sur ces salariés, qui ne sont pas une variable d’ajustement.

 

Monsieur le ministre, vous êtes sensible à ce qui se passe à Amiens. Vous vous êtes rendu sur le site de Goodyear à deux reprises. Comment le Gouvernement va-t-il s’engager pour défendre les salariés et favoriser une reprise de l’activité sur le site d’Amiens ?

 

Le bassin d’Amiens et la région Picardie ont déjà beaucoup souffert de la restructuration de l’industrie automobile : PSA, Renault, la crise de l’automobile et celle de la société du pétrole rappellent l’urgence de la transition énergétique créatrice d’emplois locaux non délocalisables. Il est grand temps de reconvertir les bassins industriels. Alors que les fonds de modernisation fleurissent, aucun n’est consacré à la reconversion des sites industriels. Pourtant, cette reconversion exige des financements importants pour accompagner l’effort de formation, de recherche et d’investissement, et ne pas perdre les savoir-faire des salariés. Quelles mesures structurantes envisagez-vous de prendre pour financer la reconversion d’une partie de la filière automobile ?

 

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mer.

28

nov.

2012

« Faire vivre en France l’esprit de Doha ! »

C’est en ces termes que Barbara Pompili, coprésidente du groupe écologiste, a interpellé Delphine Batho au sujet des enjeux de la lutte contre le déréglement climatique, à l’occasion de l’ouverture de la conférence de Doha

Madame la ministre de l’écologie,

La dix-huitième conférence des Nations unies sur le climat vient de s’ouvrir à Doha. Selon la Banque mondiale, la température risque d’augmenter de quatre degrés d’ici à 2060. L’urgence est réelle car le dérèglement climatique a déjà commencé à se produire sous nos yeux : tempêtes, inondations, canicules, fonte des glaces, baisse des rendements agricoles et pénuries régionales dues aux sécheresses, déplacements de populations. Plus nous attendrons et plus ces problèmes s’amplifieront et auront un coût économique et social élevé.

 

 

La cause première de cette catastrophe annoncée, que nous pouvons éviter, ce sont les gaz à effet de serre. Nous devons écouter la Banque mondiale qui appelle à une utilisation plus intelligente de l’énergie et des ressources naturelles. En septembre dernier, lors de la Conférence environnementale, le Président Hollande a annoncé vouloir être exemplaire pour lutter contre le réchauffement climatique. Ce sont des objectifs que nous partageons pleinement.

 

Madame la ministre, je sais que vous allez porter à Doha une parole forte pour lutter efficacement contre le changement climatique. Nous savons aussi que des intérêts puissants poussent en sens inverse pour nier ce phénomène et continuer le business mondial des hydrocarbures jusqu’à la dernière goutte. En France, ils soutiennent la création d’un nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes en dépit du contexte pétrolier et aéronautique. Ils veulent exploiter les gaz de schiste en dépit de leurs émissions de gaz à effet de serre. Ces mauvaises solutions héritées du passé nous conduisent droit dans le mur.

 

Notre exemplarité et notre crédibilité dans les négociations internationales reposent également sur nos engagements et notre cohérence en France et en Europe. En un mot, madame la ministre, comment faire vivre en France l’esprit de Doha ?

 

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ven.

09

nov.

2012

Transparence, Etat de Droit, renouvellement de la vie publique et démocratisation des institutions : au travail !

Nous saluons les avancées contenues dans les recommandations émises par la commission Jospin et nous entendons que le parlement joue sans tarder tout son rôle pour améliorer encore les dispositions suggérées.

 

Les député-e-s écologistes souhaitent que le parlement soit saisi au plus vite des conclusions du rapport Jospin, afin que s’engage sans tarder une rénovation réelle de la vie publique, basée sur les principes de transparence, de renouvellement et de démocratisation du fonctionnement de nos institutions.

Au titre de la transparence, nous demandons que les règles déontologiques proposées par la commission – en termes de lutte contre les conflits d’intérêts, de publicité des situations patrimoniales, d’interdiction de cumuls d’activités de conseil et de fonctions parlementaires, ou encore de « pantouflage » – soient adoptées sans délai, et que l’autorité déontologique de la vie publique soit créée sans tarder.

Les modifications du statut du président de la République doivent également être mises en œuvre : abrogation du régime de l’immunité présidentielle, suppression de la Cour de Justice de l’état, fin du pantouflage des anciens chefs de l’Etat au conseil constitutionnel…

Le renouvellement de la vie publique impose que les règles d’interdiction des cumuls de mandats parlementaire et d’exécutif local suggérées par la commission Jospin soient posées sans exception et s’appliquent dès leur adoption. De même, nous jugeons positives les propositions de clarification de la procédure de parrainages nécessaires pour les candidats à l’élection présidentielle, ainsi que les règles, plus justes, concernant la limitation et le remboursement des dépenses de campagne.

En matière de démocratisation, les propositions du rapport Jospin demeurent toutefois en-deçà de nos attentes – et insuffisantes au regard des engagements pris par la majorité devant les Français : sur le nombre insuffisant de députés élus à la proportionnelle, le rôle et la composition du Sénat, la place du Conseil économique, social et environnemental, il y a la place pour des réformes plus audacieuses, et plus en phase avec les attentes légitimes des citoyens.

 


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jeu.

08

nov.

2012

Les député-e-s écologistes mobilisés pour le mariage universel et la reconnaissance de toutes les parentalités

Le conseil des ministres a adopté ce matin le projet de loi gouvernemental ouvrant le mariage à toutes et tous.

L’examen de ce texte au Parlement doit être l’occasion de répondre aux fantasmes, préjugés et discours d’exclusion qui se développent actuellement.

Les député-e-s écologistes entendent que soient intégralement concrétisés les engagements pris devant les Français-e-s lors des débats présidentiel et législatifs de mai et juin derniers.

L’Assemblée nationale aura l’occasion de faire progresser de manière décisive l’égalité réelle des citoyen-ne-s devant la loi, sans distinction d’orientation sexuelle, et d’engager enfin la reconnaissance des familles homoparentales, qui vivent aujourd’hui dans une insécurité juridique préjudiciable aux parents comme aux enfants concernés.

Lors du débat parlementaire à venir, les député-e-s écologistes, conformément à leurs engagements, défendront par voie d’amendement l’ouverture de la procréation médicalement assistée à tous les couples.

 


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mer.

31

oct.

2012

PROPOSITION DE LOI BROTTES SUR L’ENERGIE : POUR UNE ADOPTION RAPIDE DES LES PROCHAINES SEMAINES

Au Sénat, les groupes de droite, du centre et communiste se sont entendus pour rejeter sans discussion la proposition de loi – adoptée à l’Assemblée – instaurant une tarification progressive de l’énergie.


Si ce résultat n’est malheureusement guère surprenant au vu des positions de ces mêmes groupes à l’Assemblée nationale, on peut légitimement s’interroger sur la cohérence entre ce vote des sénateurs « Front de Gauche » et les professions de foi de celui-ci en faveur de la planification écologique pendant les dernières campagnes électorales.

 

Cette proposition de loi comportait deux dispositions majeures : le début d’une tarification progressive de l’énergie et quelques mesures permettant de relancer en France la filière éolienne. S’opposer à cette loi, c’est marquer le refus de tout progrès écologique d’un point de vue à la fois social et économique. 

 

Ce sont d’abord les ménages qui auront à en souffrir dès cet hiver. Ce seront aussi les entreprises du secteur éolien, entreprises qui pourraient pourtant créer des milliers d’emplois durables.

Ce texte législatif  instaure une tarification intelligente de l’énergie qui incite les consommateurs à favoriser les économies d’énergie dans leur vie quotidienne. Il garantit un accès à la consommation de base à des tarifs favorables pour les foyers les plus fragiles.

Chacun sait que les règles du marché ne suffiront pas pour assurer la transition des modes de vie rendue indispensable par le défi climatique et l’augmentation inéluctable du prix de l’énergie.

Seules, des règles de tarification qui encouragent aux économies, dissuadent les gaspillages et protègent nos concitoyens en situation de difficultés sociales sont en mesure d’accompagner les mutations à venir.

Les 4 millions de ménages auxquels était étendu, grâce à la proposition de loi, l’accès aux tarifs sociaux du gaz et de l’électricité sont les premières victimes de l’alliance de circonstance entre l’UMP et le groupe du Front de Gauche.

Au vu de l’enjeu écologique, économique et social, la procédure parlementaire doit absolument suivre son cours le plus rapidement possible. C’est pourquoi, le groupe des députés écologistes proposera à ses partenaires de la majorité et au gouvernement d’inscrire le plus rapidement possible ce texte à l’ordre du jour de l’Assemblée pour une adoption définitive dans les prochaines semaines.

 

Barbara Pompili et François de Rugy

Co-présidents du groupe écologiste

Denis Baupin, vice-président de l’Assemblée nationale, porte-parole du groupe sur la loi Brottes

 


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mer.

31

oct.

2012

NOTRE DAME DES LANDES : HALTE AU FEU !

Les député-é-s écologistes condamnent le déploiement disproportionné de forces de l’ordre sur la zone de Notre Dame des Landes et les violences qu’il génère.


Cette escalade est dangereuse et inutile.

 

Inutile, car aucune urgence ne justifie la destruction des bâtiments en cours et le « nettoyage » de la zone engagé par l’Etat pour le compte d’un concessionnaire privé.

 

Dangereuse, car elle mène à une confrontation directe entre une population excédée par le déploiement policier et des forces de l’ordre qui utilisent désormais utilisent désormais des moyens de défense comme le flashball, dont chacun connaît les risques qu’ils comportent, tant pour les agents de l’Etat que pour les manifestants.

 

Les député-e-s écologistes appellent au retour à la raison, à la cessation immédiate des interventions policières et adressent une mise en garde solennelle sur les risques que comporte cette stratégie de la tension.

 

La question de l’opportunité du projet d’aéroport de Notre Dame des Landes doit pouvoir être abordée dans la sérénité.

 

Alors que, pour d’évidentes raisons de choix budgétaires très contraints, le gouvernement vient de nommer une commission chargée de redéfinir les priorités du SNIT (schéma national des infrastructures de transport), personne ne comprendrait que le projet d’aéroport de Notre-Dame des Landes échappe à un ré-examen.

 

Des recours juridiques sont ou seront engagés, notamment si le Préfet prenait des arrêtés de travaux sans tenir compte des réserves émises par les commissaires enquêteurs (enquête « loi sur l’eau »). Ces réserves remettent en cause de fait  des pans entiers du projet tel qu’il a été conçu par Vinci.

 

Les député-e-s écologistes, qui réitèrent leur opposition à la construction de cet équipement anachronique et inutile, entendent que ces débats soient menés dans le calme, en dehors de toute pression et de toute violence.

 


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mar.

24

juil.

2012

RÉNOVATION THERMIQUE DES LOGEMENTS

Améliorer l’isolation des bâtiments est essentiel pour une consommation énergétique plus respectueuse de l’environnement et pour lutter contre la précarité énergétique des ménages. Par la voix de Barbara Pompili, coprésidente du groupe, les écologistes interrogent Cécile Duflot.

Barbara Pompili:

Monsieur le Président,

Chers collègues,

Ma question s’adresse à madame Cécile Duflot, ministre du logement.
Madame la ministre, au nom de mon groupe et de la majorité de mes collègues, je condamne fermement l’attitude indigne qu’ont eue envers vous, la semaine dernière, certains députés de l’UMP. Cette attitude est d’autant plus indigne qu’elle va à l’encontre du devoir d’exemplarité que nous devons tous, ici, respecter en tant que représentants de la nation.

J’en viens à ma question. Se loger ne doit pas devenir un luxe. Or, pour 65 % des ménages, la part des revenus consacrée au loyer dépasse le quart du budget ; il est difficile, dans ces conditions, de vivre correctement. Les mesures d’encadrement des loyers qui viennent d’être adoptées vont dans le bon sens. Mais il existe un autre enjeu, de taille : l’isolation thermique des bâtiments, qui permettrait de réduire fortement les charges. La précarité énergétique est une réalité : 3,8 millions de ménages consacrent plus de 10 % de leurs revenus à des dépenses en électricité, et 3,5 millions souffrent du froid dans leur logement. Cette situation ne s’améliorera pas : selon un récent rapport du Sénat, la facture d’électricité des Français pourrait grimper de moitié d’ici 2020. Le prix du gaz risque d’augmenter, et avec la raréfaction des ressources énergétiques, nous allons assister à une hausse inéluctable du coût de l’énergie.


C’est pourquoi, puisque le bâti absorbe plus de 40 % de la consommation énergétique, mieux isoler les bâtiments et les habitations s’avère essentiel. Réduire et changer notre consommation énergétique permettent de participer à la nécessaire transition vers un développement plus respectueux de notre planète, et également de contribuer à l’amélioration du pouvoir d’achat de nos concitoyens. Le candidat Hollande s’était engagé à mettre en place un plan pour l’isolation du bâti ; pourriez-vous nous donner des précisions sur l’avancée de ce dossier ?

 

>> lire la réponse de Cécile Duflot


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sam.

07

juil.

2012

Déclaration de principes de création du groupe écologiste de l’Assemblée Nationale

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DEBATS LEGISLATIFS A LA UNE

OUVERTURE DU MARIAGE AUX COUPLES DE MEME SEXE

SEPARATION ET REGULATION DES ACTIVITES BANCAIRES


Europe Écologie Les Verts

(Libération) Pascal Canfin: «Les paradis fiscaux sont une menace pour la démocratie» (ven., 05 avril 2013)
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Abandon par Bosch de sa filière photovoltaïque ? Une catastrophe industrielle à Vénissieux et en Europe (ven., 05 avril 2013)
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Avenir de l’industrie : cinq questions à Christophe Porquier (ven., 05 avril 2013)
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Plan industrie : les écologistes veulent revoir la copie (ven., 05 avril 2013)
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Le Groupe écologiste du Sénat se réjouit de l’adoption de la loi Blandin (jeu., 04 avril 2013)
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Le site du groupe écologiste du sénat

« Le mariage homosexuel a très tôt figuré dans notre projet de société. » (jeu., 04 avril 2013)
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« Une recherche plus indépendante, libérée des contraintes commerciales est nécessaire afin de faire progresser la médecine. » (jeu., 04 avril 2013)
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« Dans les faits, cette proposition de loi n’apporte qu’une apparence de sécurité. » (jeu., 04 avril 2013)
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« Il faut aussi continuer à promouvoir les réelles techniques de lutte, comme le développement des énergies renouvelables ou la maitrise de la consommation d’énergie. » (jeu., 04 avril 2013)
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Conditions sanitaires et sociales de détention en France – Pour un meilleur respect des droits des détenu/es (mer., 03 avril 2013)
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The Greens | European Free Alliance – Presse

Offshoreleaks – Die Zeit ist reif für ein Europäisches FATCA (ven., 05 avril 2013)

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EU-Haushalt – EU-Nachtragshaushalt reicht nicht aus, um eingegangene Verpflichtungen zu honorieren (jeu., 28 mars 2013)

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Environnement et énergie – Trou d’air dans la politique climatique européenne (mer., 27 mars 2013)

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Recyclage des navires – Les députés européens renforcent la réglementation pour mettre fin à la pratique inique de l’échouage (mar., 26 mars 2013)

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Fédération des Elu/es Verts et Ecologistes

Le Parlement adopte pour la première fois de son histoire un texte écologiste (Fri, 05 Apr 2013 15:09:51 00:00)
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Toulouse, 9 et 10 avril : Les Régions préparent l’avenir. (Thu, 21 Mar 2013 10:40:16 00:00)
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Vers une agence de financement des investissements locaux. (Wed, 20 Mar 2013 15:12:28 00:00)
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Revolution énergétique : une chance pour sortir de la crise ! (Mon, 25 Feb 2013 11:24:38 00:00)
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