Budget 2013 du ministère de l’écologie : pour les écolodéputé-e-s, la solidarité majoritaire va de pair avec l’exigence écologique…

Vendredi soir, les députés écologistes ont voté le budget « écologie, développement et aménagement durables » proposé par le gouvernement dans le cadre du projet de lois de finances 2013. Chef de file du groupe écologiste sur ce texte,Laurence Abeille a rappelé le caractère prioritaire pour les écologistes de ce budget de 8,4 milliards d’euros, tout en regrettant que malgré l’urgence écologique, il n’ait pas été épargné par une restriction budgétaire de 4%.

 

Ce budget, préparé avant la conférence environnementale, ne pouvait pas traduire les engagements pris mi-septembre : il n’en sera pas de même en 2014, et les députés écologistes ont rappelé à la ministre qu’ils attendent à l’avenir des choix budgétaires volontaristes et audacieux, notamment en matière de transition énergétique, de biodiversité et de renouvellement de la gouvernance écologique.

 

Les député-e-s écologistes ont mis à profit l’examen du texte gouvernemental pour obtenir de la ministre des précisions sur des questions à leurs yeux essentielles : inquiets des recommandations du rapport Gallois, les écologistes ont pris note avec satisfaction de la confirmation par Mme Batho du respect des engagements pris lors de la conférence environnementale en matière de fiscalité environnementale. 

 

Toutefois, le manque de précision sur les mesures prévues pour répondre à la hausse de la TVA sur les transports publics continue d’inquiéter. La question posée par Eric Alauzet sur les mesures fiscales envisagées pour accompagner la transformation de la filière déchets a également obtenu une réponse approximative.

Malgré les messages rassurants de la ministre de l’écologie sur l’engagement gouvernemental en faveur de transition écologique, les amendements écologistes visant à supprimer les crédits pour l’aéroport NDDL, à donner plus de moyens au développement des aménagements cyclables ou encore de pérenniser le financement des associations agréées sur la qualité de l’air n’ont pas été adoptés.

Ce budget voté, le prochain rendez-vous sur la voie de la transition écologique sera le débat national sur l’énergie. Rapporteur des crédits sur la transition écologique, Denis Baupin a souligné les attentes des écologistes mais aussi des acteurs économiques pour que ce débat soit à la hauteur des ambitions affichées par le Président de la République. « La France doit prendre toute sa place dans le grand virage industriel et énergétique d’avenir déjà engagé dans de nombreux autres pays » a-t-il insisté.

Cette approche servira de fil conducteur aux parlementaires écologistes : la feuille de route de la conférence environnementale dessine une transformation écologique indispensable. Pour les écologistes, les solutions ne viendront pas  d’une croissance assise sur un modèle productiviste dépassé et ravageur pour l’environnement et pour les hommes, mais sur des modes de production sobres en énergie, respectueux de la biodiversité et des hommes, et donnant la priorité à la proximité entre lieux de production et de consommation. Ces choix devront à l’avenir se traduire de manière plus visible dans les orientations budgétaires du pays.

 


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