GUADELOUPE ET MARTINIQUE MENACÉES PAR LES ÉPANDAGES AÉRIENS : À QUAND LA FIN DES DÉROGATIONS ?

Les ravages que causent les épandages aériens de produits phytosanitaires sont bien connus : cancer du sang, de la moelle, allergies multiples, atteintes graves à l’environnement, etc… Pourtant, et ce n’est hélas pas la première fois, des dérogations ont été délivrées en Guadeloupe et en Martinique. Consciente de la menace qui pèse sur les populations et sur la biodiversité de ces îles, Brigitte Alain demande à Stéphane Le Foll de réaffirmer les engagements du Gouvernement quant à l’application effective de l’interdiction des épandages aériens, tant sur le territoire métropolitain qu’ultramarin. 

 

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Brigitte Allain:

 

Il y a un an, je vous alertais au sein de cette Assemblée sur les dangers des épandages aériens de produits phytosanitaires. De nombreuses dérogations ont été accordées par les préfets l’année dernière. Cette année, nous craignons que le scénario ne se répète.


En Guadeloupe et en Martinique,  des dérogations ont été délivrées le 29 avril dernier, pour un an, alors que les ravages de ces produits lâchés dans les bananeraies sont connus. Ils concernent la santé des travailleurs : cancer du sang, de la moelle, allergies multiples ; et la santé des populations sous le vent des bananeraies. Le périmètre de sécurité par rapport aux habitations et écoles est toujours fixé à 50 mètres !


L’environnement, déjà largement contaminé au chlordécone, continue de faire les frais de cette inaction : les eaux de source et du littoral, et leurs poissons ont été contrôlés positifs à l’un des produit utilisé pour l’épandage. En réaction à ces abus, près d’une trentaine d’organisations – a appelé à manifester, samedi 1er juin, à Pointe-à-Pitre et a déposé un recours contre la décision. Ces manifestations commencent à essaimer dans toutes les régions.


Le Gouvernement, par la voix du premier Ministre s’est engagé en septembre dernier, lors de la conférence environnementale, à mettre fin à toute dérogation d’épandages aériens. Monsieur le Ministre, je sais que la France a fortement contribué à l’adoption par la commission européenne de la suspension de 3 pesticides mortels pour les abeilles. Dans cette voie,  pouvez-vous nous réaffirmer les engagements du Gouvernement et nous assurer d’une application effective de l’interdiction des épandages aériens tant sur le territoire métropolitain qu’ultramarin ?


J’ai bon espoir que le plan « produire autrement »  sera porteur d’alternative aussi dans ces lieux de biodiversité préservée que sont les outre-mer.

 


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