Intervention militaire au Mali : Le sens du soutien du groupe écologiste

 » Aurions-nous, si nous avions été à la place de François Hollande, pris la même décision ? La réponse est oui »

S’exprimant au nom des député-e-s écologistes dans le débat parlementaire sur l’intervention militaire au Mali, François de Rugy a explicité « le sens de la position des député-e-s écologistes : soutien à l’action militaire d’urgence en cours, soutien à la diplomatie française pour inscrire les solutions pour le Mali dans le cadre du Droit international, exigence vis-à-vis de l’Europe, et soutien à une politique de développement nouvelle ».

« Pour les écologistes, a-t-il indiqué, l’union sacrée n’est pas automatique, ou un réflexe pavlovien. Elle doit être le fruit d’une analyse partagée de la situation, comme des solutions politiques qui permettront de faire de cette intervention militaire un pas vers une résolution durable et juste du conflit. »

 

« C’est l’ensemble du Mali qui vit aujourd’hui une situation effrayante a-t-il rappelé : à la privation des libertés civiques au Sud, répond, au Nord  l’imposition forcée de la charia à des populations traumatisées. C’est donc dans le contexte d’une crise humanitaire majeure que cette intervention militaire se déroule. »

 

« Si la France est intervenue, c’est qu’elle y a été contrainte par l’évolution préoccupante du conflit et par les risques immédiats que faisaient courir tant au Mali qu’à l’ensemble de la région la progression des forces terroristes. Comprendre et reconnaître cette contrainte ne peut signifier s’y résoudre, et surtout, la voir perdurer au risque de voir la situation se reproduire ailleurs.

 

Il faut, aux yeux des écologistes, rétablir dans cette affaire le Droit international, et rendre le soutien international aux forces engagées sur le terrain encore plus effectif, sur les plans logistique et militaire. Ce partage de l’effort militaire est nécessaire, à tous points de vue. »

 

« Remettre l’ONU au centre, c’est également préparer la paix sur le plan politique, en engageant la communauté internationale dans un soutien à une reconstruction institutionnelle malienne qui prendra en compte les droits et revendications des minorités. »

 

Il a exprimé le soutien sans réserve des écologistes à la démarche qui vise à replacer la Communauté des Etats d’Afrique de l’Ouest, et leurs forces militaires au cœur du dispositif, sur le terrain, au plus vite.

 

Rappelant que « le militaire et la politique ne sont pas tout » : il en a appelé à « la mise en œuvre d’un plan de développement pour Mali tout entier et au-delà le Sahel. Dans cet objectif, l’Union Européenne, qui a encore une fois démontré son impuissance militaire et diplomatique, doit prendre toute sa place. »

 

Il a enfin demandé au gouvernement « de chercher les voies les plus appropriées pour assurer l’association la plus étroite possible du parlement au processus décisionnel d’intervention extérieure de la France. » 

 


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