En débat[s] : Faire évoluer la loi sur la fin de vie, en ne refusant aucun débat, en n’éludant aucune question. 

Avec la remise prochaine du rapport Claeys/Leonetti commandé par le président de la République, c’est une nouvelle étape vers une modification de notre législation sur la fin de vie qui va être franchie.

Le moins qu’on puisse dire est que le gouvernement se sera entouré de toutes les précautions avant de formuler un projet précis, destiné à concrétiser la proposition 21 du candidat François Hollande. 


Pour traiter du droit de mourir dans la dignité au travers d’une loi au cours du quinquennat, comme il s’y était engagé, le président de la République a successivement nommé une commission, la commission Sicard, qui a rendu son rapport fin 2012. Un rapport déjà en retrait sur les engagements présidentiels.

Un processus de débat large a été ensuite été engagé par le gouvernement: consultation du comité consultatif national d’éthique et désignation d’un jury citoyen.


Les conclusions remises par le panel citoyen en décembre 2013 offraient une vision sur plusieurs points essentiels : parce qu’il existe « des fins de vie » et non pas « une fin de vie », l’avis rendu estimait que le suicide médicalement assisté est « un droit légitime du patient », tandis que le panel demandait que l’euthanasie reste une exception, dans le cas où le patient est incapable d’exprimer sa volonté.


Dans quelques jours, ce sont enfin deux députés qui remettront les conclusions d’un rapport, censé servir de point de départ au texte gouvernemental.  Chacun sait les préventions qui sont les miennes, partagées par beaucoup de militants de l’ultime liberté qui devrait être reconnue à chacune et à chacun : par ses positions extrêmement abruptes sur les questions du suicide assisté, qu’il refuse par principe, et de l’euthanasie, qu’il n’aborde que sous l’angle d’une sédation finale, le professeur Leonetti, auteur de la loi incomplète et insatisfaisante qui s’applique aujourd’hui, ne nous semblait pas le mieux à même de proposer les évolutions législatives nécessaires.


Mais rien ne serait pire que de transformer ce débat qui nous concerne tous en un procès d’intention : je ne doute pas de la sincérité du point de vue du professeur Jean Leonetti. Comme beaucoup d’autres, et notamment des malades, des familles qui sont douloureusement concernés par la question – ou l’ont été – je doute simplement que son point de vue  soit le plus adapté pour traiter d’une question que la loi doit désormais aborder du point de vue du patient.


Je lirai donc avec attention les conclusions du rapport Leonetti/Claeys, et engage toutes celles et tous ceux que la question préoccupe, et notamment mes collègues parlementaires, à le considérer pour ce qu’il sera : un point de vue, un point de départ peut-être, mais en aucun cas le point d’aboutissement de l’indispensable travail parlementaire d’élaboration de la loi qu’il nous faut désormais aborder concrètement.


Que le rapport Leonetti/Claeys nous éclaire sur l’accès aux soins palliatifs, sur la place du patient dans les décisions qui le concernent, notamment via les directives anticipées et la désignation d’une personne de confiance, qu’il trace des perspectives d’amélioration des conditions de mise en œuvre de la sédation finale – aujourd’hui obligatoirement « réversible », ce qui aboutit à prolonger inutilement et cruellement l’agonie de malades en fin de vie. Mais au-delà de la question du « laisser mourir », il y a celle de l’aide active à mourir : que ce rapport tant attendu ne soit pas le prétexte à fermer la porte aux questions du suicide assisté ou de l’euthanasie.


C’est pour permettre une réflexion digne et apaisée sur l’ensemble de ces questions que j’organise jeudi prochain un colloque transpartisan à l’Assemblée nationale, en présence notamment de spécialistes des solutions législatives adoptées à l’étranger.


C’est dans ce même état d’esprit que je me réjouis que mon groupe ait décidé d’inscrire à son temps d’initiative de la loi, en janvier prochain, la proposition de loi que j’ai élaborée qui vise à permettre à chacun de définir ce qu’est, pour lui-même, la dignité de sa fin de vie.


Faire évoluer la loi. Ne refuser aucun débat, et n’éluder aucune question. Faire en sorte que le parlement joue tout son rôle. C’est ma volonté. Non parce que je serais « une militante de l’euthanasie ». L’expression n’a pas de sens. Mais parce que je suis, comme beaucoup, une militante de la liberté. Y compris de la liberté de celles et ceux que leurs convictions spirituelles amène à refuser toute perspective d’une vie écourtée par un traitement médical ou une sédation. Pour celles et ceux-là, comme les malades en attente d’une aide active à mourir, il faut un cadre clair, sécurisant pour les équipes médicales, et garant du respect de la liberté intime et ultime de chacun. C’est à cela que doit servir la Loi. 


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Commentaires : 2
  • #1

    jannet (mardi, 25 novembre 2014 12:05)

    Mesdames, Messieurs nous vous demandons de diminuer vos indemnités d’élus municipaux pollution patriotisme communal la ville adaptée les solutions de propreté pour les voitures, avec un dopage à l’eau antipollution des moteure , les communes peuvent faire sa gratuitement, http://www.youtube.com/watch?v=DJqluvEHU38

  • #2

    jannet (mardi, 25 novembre 2014 12:06)

    Bonjour, stoppe aux interdictions. Redonner du patriotisme communal
    nous donner la mort avec des pollution patriotisme communal
    Au mieux de punir la population, avec des stationnements payants injustes qui donne du travail à quelques personnes et appauvrissent ensemble la ville. Il faut donner du travail aux jeunes, de la ville adaptée les solutions de propreté pour les voitures, avec un dopage à l’eau antipollution des moteure , les communes peuvent faire sa gratuitement, avec le montant des impôts démesurés, avec des indemnités des élus démesurés, avec le gaspillage et les travaux incompréhensibles, sont utiles à personne à part aux élus, redonner de la santé publique avec les impôts, du travaille aux jeunes , redonner des valeurs à notre société les faire participer à sauver notre pays pour la santé publique. Avoir le sentiment d’être utile. Cordialementnon

    on ne peut forcer la population à prendre les transports en commun, les communes forces la main par des interdictions aux voitures de stationnement c’est une atteinte à la vie privée , je rappelle, que cela est un choix personnel, il y a des personnes qui supportent par le monde, lourdeurs dans les transports en commun la bousculade, la mauvaise ambiance. La sécurité. Laisse à désirer, le nom d’agression et de vols et spectaculaire, il y a des personnes, dans la capacité morale psychologique incapables de prendre des transports en commun des conditions d’appauvrissement de leur future retraite et de leur pouvoir d’achat . Pour que les transports en commun soit plus fiable , il faut une loi pour obliger les élus apprend les transports en commun, sur le terrain leur présence pour changer la sécurité des transports . Les élus locaux sont déconnectés de la réalité avec des revenus de plusieurs milliers d’euros par mois, ne comprennent pas que la population modeste ne soit pas en mesure de payer leur stationnement, quelle France dans un comportement d’appauvrissement. Cordialement


    http://www.youtube.com/watch?v=DJqluvEHU38