À l’initiative des écologistes, l’Assemblée vote la suppression de la publicité dans les programmes pour enfants de la TV publique

La proposition de loi relative à la suppression de la publicité dans les programmes jeunesse de la télévision publique que Michelle Bonneton a défendue dans le cadre de la niche parlementaire du groupe écologiste, a été adoptée par l’Assemblée .

Cette proposition de loi est un signe fort concernant les valeurs et les devoirs du service public en permettant de protéger la santé des enfants, trop souvent exposés à de la publicité commerciale.

Elle prévoit d’interdire, au 1er janvier 2018, la publicité pendant la diffusion des programmes de la télévision publique destinés aux enfants de moins de 12 ans, ainsi que 15 minutes avant et après cette diffusion. La restriction serait étendue aux sites internet des chaînes publiques qui proposent ces mêmes programmes.

Portée par le sénateur André Gattolin et adoptée en 21 octobre 2015 à une large majorité au Sénat, le texte de loi avait été vidé de sa substance lors de son examen en Commission des affaires culturelles à l’Assemblée nationale. Des députés socialistes avaient déposé et voté des amendements qui visaient à exclure toute suppression de la publicité et ne prévoyaient qu’un simple rapport pour fin juin 2017, soit après les élections présidentielles et législatives!

Les Français accueillent pourtant très favorablement cette mesure : 71% d’entre eux y sont favorables d’après un récent sondage IFOP. Ils suivent en cela les spécialistes qui dénoncent régulièrement les effets néfastes de la pression publicitaire sur les enfants, public par définition fragile, qui ne dispose pas de la distance réflexive d’un consommateur averti : consommation compulsive, achats « caprice », tensions familiales, mauvaises habitudes alimentaires pouvant conduire, par exemple, à l’obésité…

De plus, cette proposition ne constitue pas un préjudice lourd pour France télévision. Elle coûterait de 10 à 20 millions d’euros à la télévision publique, soit moins de 0,5% de son budget (plus de 2,5 milliards d’euros). Des moyens sont à mettre en œuvre très rapidement et à moyen terme pour compenser ces pertes, dans le cadre d’une réforme du modèle de financement de l’audiovisuel public par ailleurs nécessaire.

Michelle Bonneton avait donc déposé des amendements afin de rétablir le texte sous sa forme initiale et la proposition de loi a été adoptée en séance malgré l’opposition du gouvernement et du groupe socialiste.

 » Je me réjouis de ce vote qui permettra la préservation de la santé psychique et physique du jeune public et redonne au service public de la télévision ses lettres de noblesse, déclare la députée de l’Isère. Le texte devra de nouveau être examiné par le Sénat avant d’être définitivement adopté. »




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